Pêche en mer

Un exemple de pêche en mer : La pêche sur épave

En l’absence de mesures adaptées et efficaces pour lutter contre les pollutions et les chalutages intensifs, les poissons se font plus rares dans la bande côtière que nous avons l’habitude de fréquenter. Les plus téméraires d’entre nous se sont résolument tournés vers des pêches plus au large, notamment celles qui consistent à pêcher sur les épaves. Beaucoup considèrent que ces pêches ne sont pas pour eux et renoncent prématurément. Pourtant, avec les bateaux actuels dotés d’une vitesse de croisière très convenable et d’une bonne tenue à la mer, la plupart des épaves sont accessibles en toute sécurité à condition de respecter les règles de base inhérentes à toute bonne navigation.

Mais où sont-elles donc ces fameuses épaves ?

Rappelons-nous qu’une partie de pêche commence presque toujours sur la carte. La pêche sur épave n’échappe pas à la règle. La plupart des épaves figurent sur les cartes marines et sont identifiées par le sigle « wrk » de l’anglais « wreck » qui signifie « épave ». Le positionnement n’est pas toujours d’une grande précision. Il conviendra, une fois arrivés (1) sur zone, de lâcher une première bouée et d’effectuer patiemment une recherche au sondeur sur toute la zone environnante en procédant de façon rigoureuse. À cet effet, les méthodes dites de la spirale et de la marguerite sont les plus couramment utilisées. Lorsque l’épave apparaîtra enfin clairement sur le sondeur, il sera temps d’immerger une seconde bouée qui servira de repère pendant toute la partie de pêche et de mémoriser précieusement ce nouveau positionnement sur votre GPS. Une autre approche consiste à trouver les coordonnées exactes sur Internet. De nombreux sites existent dont archeosousmarine . La précision actuelle des GPS étant de l’ordre de 6 m, il sera relativement aisé de localiser directement l’épave si les cordonnées de départ sont suffisamment précises.

Vous trouverez ci après  les coordonnées Gps de quelques épaves en Vendée entre Notre dame de monts et St Gilles Croix de Vie avec leur latitude (N) et leur longitude (W)

Epaves Quartier Ile yeu :

TENADORES : N 46.43.960    W  002.24.173

JINSEN MARU EX MOGUL:N  46.41.240  W  002.19.78

CHALAND YEU: N 46.39.384   W 002.25.718

CHALAND YEU: N 46.39.472   W 002.25.672

MARSEILLE:  N 46.42.685   W 002.14.150

SAINT ELOI :   N  46.38.977    W  002.25.672

SEQUANA NORD: N 46.36.699   W 002.18.432




EPAVES Devant SAINT JEAN DE MONTS? NOTRE DAME DE MONTS , SAINT HILAIRE DE RIEZ:

MARTHA : N 46.48.306 W 002.09.784 sur le pont d’Yeu

BRETON: N 46.46.233 W 002.12.8541 sur le pont D’Yeu

NON IDENTIFIEE: N 46.42.366  W 002.15.199

ANALOIS VEDETTE: N 46.41.240 W  002.08.255

NESTA: N 46.40.806   W  002.05.363

EPAVES  SAINT GILLES CROIX DE VIE:

VEDETTE : N 37 :46.38.582   W 002.10.591

PETIT CABOTEUR : N 46.34.900 W  002.03.166

AVION : N 46.37.610    W 001.56.861

885861683Pour les adhérents à notre association, je peux vous communiquer les points de toutes les épaves existantes ou ayant existé dans notre zone  avec leur histoire !

Comment s’y rendre ?

Se rendre sur une épave, surtout si elle se situe très au large ce qui est généralement le cas, ne peut se concevoir qu’avec un minimum d’équipement électronique. Un GPS à carte ou à la rigueur un GPS ordinaire(voir article sur utilisation gps) et une bonne carte papier vous permettront de faire une navigation suffisamment précise. Un sondeur de bonne qualité vous aidera à peaufiner votre arrivée sur zone et à identifier l’épave ainsi que la présence de poissons sur et aux alentours de cette dernière. La tenue des poissons sur une épave n’est pas immuable. Elle varie en fonction des plusieurs facteurs : présence ou non de poissons fourrage, saisons, vents, courants et marées.

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Deux modes principaux de pêche sont couramment pratiqués sur épaves :
Au mouillage
Il s’agit, dans un premier temps, d’immobiliser le bateau au-dessus de l’épave et plus précisément à l’endroit où les poissons auront été repérés au sondeur. Plus facile à dire qu’à faire ! Si les fonds entourant l’épave sont propres, on peut envisager d’utiliser une ancre classique mais la plupart des pêcheurs préfèrent se servir d’un grappin dont les brins peuvent se détordre sous forte traction en cas de croche importante. Il faudra remonter d’environ 100 m à 200 m dans le sens contraire à la dérive que l’on aura
estimée préalablement par un ou plusieurs passages à blanc au-dessus de l’épave. On larguera l’ancre lorsque le bateau sera bien positionné en amont de l’épave. L’expérience et le sens marin du pilote s’avèrent primordiaux pour bien réussir cette manœuvre cruciale dont dépend en grande partie la réussite de la pêche. Une fois le bateau immobilisé, on ajustera sa position en jouant sur la
longueur du bout entre le bateau et la bouée de mouillage. Il faut aussi savoir qu’en fonction des vents et des courants, il sera peut-être nécessaire de modifier plusieurs fois le mouillage initial. Tout cela peut sembler fastidieux mais on ne peut rien espérer de bon sans une bonne exécution de cette manœuvre préalable.Vous pouvez retrouver dans notre rubrique trucs et astuce comment éviter de rester accrochés sur le fond avec l’ancre.

En dérive
À priori, on pourrait penser que la pêche en dérive est plus facile. C’est sans compter avec l’appétit féroce manifesté par les épaves pour nos montages en tout genre.
La pêche en dérive sur épave est avant tout une pêche d’équipe. Il faut impérativement se fier aux indications données par le chef de bord qui doit rester au poste de pilotage et suivre avec attention les indications fournies par le sondeur. C’est lui qui donnera le top de départ de mise à l’eau de façon que les lignes ne tombent pas dans les enchevêtrements de la carcasse mais bien sur les flancs et les cassures qui auront été repérés lors des passages précédents. La pêche en dérive sur épave est une pêche de précision qui fait autant appel aux qualités du pilote du bateau qu’à celles des pêcheur.

Quels leurres ? Quel montage ?

Pour ce qui est des leurres, vous n’avez que l’embarras du choix. Compte tenu des casses fréquentes et inévitables dans ce genre de pêche, beaucoup de pêcheurs se contentent de montages « maison » rudimentaires qui ont l’immense avantage de ne coûter que quelques centimes : un plomb terminal coulé pendant les longues soirées d’hiver précédé d’un montage potence à deux avançons équipés d’un hameçon fort de fer recouvert d’un simple caoutchouc de couleur rouge ou blanche acheté au mètre et découpé avec soin. Mais c’est aussi se priver des innombrables possibilités offertes par les nouveaux leurres. Nos vieux caoutchoucs peuvent ainsi être avantageusement remplacés par des shads ou les slugs montés en drop-shot  et le plomb terminal par un jig équipé d’assist hooks pour finalement obtenir un montage très performant et relativement peu accrocheur. À chacun sa vérité, mais en définitive la réussite ira toujours au pêcheur qui saura s’adapter aux conditions du jour et utiliser les nombreuses possibilités de leurrer les poissons qui sont aujourd’hui à sa disposition.

Une grande variété de poissons

Sur les épaves on peut pêcher de tout : tacauds, dorades, vieilles, congres, bars, lieus, juliennes, dentis… la prépondérance d’une espèce ou d’une autre varie en fonction de la saison et du stade de marée.

Une pêche aléatoire

N’allez surtout pas croire qu’il suffit de se rendre sur une épave pour faire du poisson. Pour diverses raisons dont certaines inexplicables, la pêche sur épave est avant tout aléatoire. Parfois ce sont même de très désagréables surprises qui vous attendent comme celles de voir la zone tant convoitée littéralement envahie de filets. En pareil cas, il ne reste plus qu’à faire route sur une autre épave si vous avez la chance d’en connaître une autre pas trop éloignée de votre position actuelle ! Il est parfois nécessaire de visiter plusieurs épaves avant de trouver un peu de poisson en activité. On comprendra l’intérêt de posséder un bateau doté d’une bonne vitesse de croisière si l’on ne veut pas voir la partie de pêche initialement prévue se transformer en simple croisière !

(1) l’emploi du pluriel est totalement intentionnel, il est en effet formellement déconseillé d’envisager de pratiquer ce type de pêche en solitaire.
 
                                                                                                                                                                                                                                             Source : fnppsf

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2 thoughts on “Pêche en mer

    • Bonjour,oui vous pouvez pêcher avec des moules écrasées sur l’estacade .Elles doivent avoir la taille minimum de 4cm de long ;Il faut aussi à votre départ laisser l’estacade propre ;merci de votre compréhension.

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