Pêche de la Daurade grise aux appâts et au Tenya

  • La pêche à la dorade grise aux appâts

La daurade grise encore appelée griset, Glazen en Breton,tanude, canthe ou canthère est un  sparidé. On le pêche avec différentes techniques en Vendée et sur la côte Atlantique.

Pêchez la en bateau particulièrement en été et à l’automne car elle se rapproche de nos côtes.





Extrêmement méfiante et chipoteuse , elle vous énervera par sa rapidité .Sa pêche sera plus attrayante et amusante.

                                                                                                                       Son milieu

Gravières et amas de coquillages à proximité de roche et d’algues seront à coup sûr un bon poste.

Quelques zones de pêche à proximité de Saint Jean de Monts  hébergent régulièrement les daurades.Venez les essayer vers le pont D’yeu dans les environs de la balise du Pont D’yeu ..Mais chuut… c’est un secret.

Balise cardinale du pont D’yeu Vendée Coordonnées Gps : 46°45’810 N 002°13’830 O

On reconnait la dorade grise par rapport à la dorade royale: elle n’a pas de bandeau jaune sous les yeux. Toutefois elle possède une bande jaune intermittente sur les flancs .

Elle est différente aussi de l’oblade  qui possède une bande noire sur la queue. celle ci est présente plutôt en méditerrané, parfois aussi sur le golf de Gascogne et à Gibraltar.

                                                                                                                   La technique  de pêche

                                                    Le coefficient

Veillez au coefficient de marées et au marnage. C’est la différence de hauteur d’eau entre la basse mer et la haute mer. l’intensité du courant en dépend. En théorie, il y a plus de courant sur un fort coefficient que sur un petit .

Mais le vent et la houle ont aussi un rôle à jouer parfois contrariant.
Concentrez vous sur les marées ou la différence de hauteur d’eau est importante entre la pleine et la basse mer.

Essayez de choisir des coefficients entre 70 et 85 avec un  écart entre le matin et le soir (4 ou 5) en coefficient descendant ou montant. Ainsi, la strouille ( broumé ) se diffusera bien en aval.

Avec un petit coefficient autour de 40 l’amorce ne se diffusera pas                                                                            

                                                              Le bon poste

D’abord,localisez la présence d’un banc en dérive. Relevez ensuite le point où les premières touches ont été enregistrées.

Puis, procédez par des retours fréquents au-dessus de la zone ou opter pour un mouillage précis. (voir truc astuce ancre )


Pour maintenir le banc de dorades sur place  un amorçage judicieux à base de sardines appelé strouille ou broumé sera nécessaire. utilisez un sac de jute,sac à pommes de terre ou un tube amorçoir immergé au-dessus du fond. (voir dans la rubrique truc et astuces fabrication d’un tube amorçoir).

Voici les recettes pour la fabrication de l’amorce dans la rubrique amorçage en mer.

                                                                                                                          Le matériel

Canne &  moulinet

Choisissez une canne à action de pointe à buscle ou à fil intérieur équipée d’un bon moulinet type 4000 ou 5000 .

Canne et moulinet casting pour plus de sensations si les daurades sont chipoteuses sont aussi une bonne alternative .

    Les hameçons :

Hameçons octopus dorade très piquants d’une taille comprise entre 2 et 6 selon les appâts et le poisson recherché seront parfaits.

Avec les grisé,on prendra plutôt du N°4 ou du N°6.Côté daurade royale ou les pièces avoisinant le kg optez pour le n°2 ou 1/0. Sinon elles risquent de les broyer.

Évidemment les hameçons inox ne rouillent pas rapidement !


Fil  et  montage :

Avec la tresse (de 12 à 20/100 selon les circonstances)  les touches seront plus nombreuses et la  résistance au courant moindre. Pêchez avec des plombs poire plus légers qui peuvent être de 30 à 100g en fonction du courant .
Un montage potence équipé d’avançons 2 ou 3 max assez longs (40cm ) vous facilitera la vie.

De fait les appâts travaillent dans le courant (fil 25 à 35/100). Par exemple ,utilisez de préférence un fil  de 28 à 35/100 sans mémoire en fluocarbone.

Les perles

Essayez la perle clipsable!  Elle remplace  les perles percées classiques utilisées pour relier le corps de lignes et les bas de lignes des montages.

Avantage :  interchangeable selon les besoins. En un simple clip, on  remplace un avançon cassé ou abîmé sans changer l’intégralité du montage.Tout cela pour un vrai gain de temps…

Et donc de prendre plus de poissons dans le même laps de temps.

Réglage

Rapidement interchangeable, on remplace le bas de ligne par un autre différent ,en diamètre ,longueur, ou taille d’hameçon, selon le poisson visé.

Enfin,autre avantage vu  sur la video   on peut régler la hauteur de ses potences sur le corps de ligne. Facile alors de changer l’empile en fonction de la position des poissons par rapport au fond vent ou même la marée.

                                                                                                                           Les appâts

Optez  les meilleurs appâts:  ceux que vous pêchez vous même. (ben oui….!)
Impératif: Ils devront être d’une très grande fraîcheur et être présentés sur l’hameçon de manière à bien onduler dans le courant. Ceci augmente très fortement le nombre de prises

L’encornet :

Facile à utiliser. Il doit être présenté en lanières très fines, pour bien flapper dans le courant.

La congélation n’altère en rien la qualité de l’appât si elle est réalisée dans de bonnes conditions (film plastique qualité alimentaire épais et congélation sous vide si on peut ).

Dans l’absolu ,le Chipiron est parfait pour l’hameçon mais un luxe à réserver à l’assiette.

Remplacez le avantageusement par la seiche.

 La coque :

Fraîche ou blanchie et salée elle tiendra mieux à l’hameçon. Congelée sous vide, elle garde toutes ses qualités gustatives.

C’est l’appât que j’utilise en priorité dans ma région  couplé avec un morceau de tentacule de seiche.N’oubliez pas de ligaturer un peu l’appât pour une pêche plus aisée.


La sardine :

Très bon appât qui, malheureusement, tient mal à l’hameçon. Pour y remédier,utilisez les endroits les plus fermes de la chair au niveau de la queue . Salez une nuit pour obtenir un meilleur maintien.

Un fil soluble élastique  pour ligaturer l’appât ou le morceau de poisson à l’hameçon simplifie la vie.Encore plus avec notre astuce ici

Le maquereau :

Economique et abondant il tient parfaitement à l’hameçon. De fines lanières prélevées dans le ventre et la queue et le tour est joué. Au montage sur l’hameçon, veillez à ce que l’appât flappe bien.

L’orphie est une bonne alternative.

J’allais oublier les vers de côtes que l’on peut trouver sur l’estran. Certains jours elles en raffolent. Ne négligez pas d’en avoir quelques uns pour vous sauver d’une bredouille.

L’arénicole ou ver noir:

Répandu sur nos côtes atlantiques, il est repéré grâce à des tortillons apparaissant dans le sable à marée basse.

La récolte s’effectue à l’aide d’un louchet ou d’une fourche quatre dents.
L’eschage s’effectue à l’aide d’une aiguille à locher sur un hameçon à longue tige 2 ou 2/0 .

Le siphoncle ou bibi :

Renommé et efficace, il est cher à l’achat. Plus rare sur nos côtes et plus difficile à attraper,il faut deux fers de bêche pour le capturer. Montage identique à l’arénicole sur une aiguille creuse sur un hameçon 1/0 à 3/0.

Le ver américain :

Dit aussi ver de sang, il est rond et ferme rouge rosé. Toutes les variétés de dorades en sont friandes.Vous pouvez les trouver vous-même ou l’ acheter chez les marchands habituels


En conclusion il ne vous reste plus qu’à tester sur les postes indiqués  en n’oubliant pas l’influence des marées et des courants .

  •                                                                                                               La pêche au Tenya

 S’agit il  d’un nouveau ver miracle pour pêcher la daurade …. ? Perdu ! Ce n’est pas non plus le « fameux » parasite auquel vous pensez ! Au Japon, c’est un mode de pêche ancestral.

Le leurre:

En fait, il s’agit d’un dispositif permettant d’animer correctement un appât sur le fond, et pas à proprement parler d’un leurre. On est plutôt dans l’hybride (très en vogue en ce moment…)

presque comme pour les médailles Olympiques

Trois éléments essentiels le composent:
1/ un anneau destiné à attacher le corps de ligne de forme  conique
2/ un hameçon principal, courbe, solidaire du lest.
3/ un hameçon dit le voleur qui évite à l’esche enfilée sur l’hameçon principal d’être dérobé par des poissons chipoteurs comme le sont les daurades.

Les appâts:

Pour ce style de pêche une crevette fraîche, un morceau de maquereau, ou encore une lanière de seiche, voire des petites gambas feront l’affaire. L’hameçon voleur est dissimulé à l’extrémité de l’appât pour éviter de se le faire chiper, enfin on l’espère… Quand on connaît la dextérité des dorades.…

Aguichez le tout , avec une  poudre magique distribuée par le japonais  Marukyu la shio Nori . Composée d’algues marines elle sert à la fois de conservateur et d’attractant pour les sparidés. Recouvrez  les appâts la veille même en les congelant .La poudre déshydrate le produit  et le gave en acides aminés.

technique:

Animation minimale avec des contacts fréquents avec le fond et des petites remontées très lentes au-dessus du fond sont nécessaires. Dans l’absolu le plomb devrait gratter le fond légèrement sablonneux en créant un petit nuage imparable … (Non, je n’ai pas fumé de bouquets avariés !).

Au mouillage avec une petite houle c’est du sport !
On simule un menu fretin en quête de nourriture sur des zones riches en zooplancton.

Imparable sur toutes les espèces!
Pêchez aussi sur des fonds entre 10 et 30 m, des tombants de roche, épaves, gravières, ridins. Un courant nourricier sera  déterminant (marée etc.)

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