Archives de catégorie : LE LIEU JAUNE

Pêche au lieu jaune

Où  trouver le lieu jaune et quand le pêcher? Voici les techniques de pêche au lieu jaune : à la traîne ,en dérive sur épave, au lancer ramené, au mouillage,ou  au jigs, au shads (leurres souples)?

                                                 Pêcher le lieu jaune

Plus présent l’hiver et au printemps dans notre région, c’est à ce moment que la pêche du lieu,quand les eaux sont froides, est la plus amusante sur les épaves, têtes de roche ou en pêchant en dérive.On trouve  aussi des poissons plus proches de la côte, mais plus petits,voire des juvéniles.




1) Sa vie et Règlementation

C’est un poisson migrateur de la famille des gadidés qui se déplace du Nord au Sud en fonction de la température de l’eau. Dans notre région atlantique on le trouvera plus particulièrement en hiver et au début du printemps. Mais il est aussi possible en été de le trouver à proximité des têtes de roche dans des profondeurs de 20 à 30 m au gré des courants, des mollusques et du poisson fourrage. Il est particulièrement vorace Toutefois à la belle saison il a tendance à fuir la lumière. On le retrouvera donc dans les endroits plus profonds ou plus sombres.

Le lieu jaune a aussi selon les zones de pêche une règlementation différente.Depuis le 01/01/2024 en Atlantique la pêche récréative est fermée du 01/01 au 30/04/2024. De plus , à partir de mai il sera autorisé la conservation de 2 lieus jaunes par jour et par personne.

2) sa répartition

Le lieu,  comme le bar, se trouve sur des plateaux rocheux .Mais aussi des tombants, des épaves et même les zones d’algues…

Bref, là où le fond n’est pas comme ailleurs. Il aime bien se trouver parmi les têtes de roches qui brassent les éléments nutritifs, avec des courants qui font remonter le poisson fourrage.

C’est le lieu jaune qui est le plus répandu sur nos côtes. Ses postes évoluent au gré des saisons. Il apprécie la proximité du fond, dans des grandes fosses Sablo vaseuses. Et c’est en priorité dans ces zones qu’on le recherchera. On peut trouver des lieus jaunes dans des faibles profondeurs de l’ordre de 5 m mais ce sont généralement des petits spécimens.

Recherchez les  plutôt dans des fonds >15 m où les prises sont plus belles. Toutefois les têtes de roche autour de 15 m de profondeur peuvent donner de bons résultats…

3) les moments favorables pour la pêche

Pour les  meilleurs moments pour pêcher les lieus jaunes, on privilégie une mer calme plutôt qu’une mer hachée.

Rien n’étant écrit dans le marbre, les fortes concentrations de poissons fourrage peuvent changer les règles.

L’horaire des marées et la lune ont  aussi leur influence  voir notre article et video ici . Et, pour le lieu comme pour le bar, les heures précédant et suivant l’étale de la basse mer sont les plus favorables. À l’étale on retrouve toujours nos poissons sauve bredouille les tacauds…

Au niveau coefficients de marées pechez selon les techniques utilisées sur des coefficients entre 50 et 70. Des coefficients plus forts peuvent aussi être favorables à l’abri du courant… au bord par exemple. !

Choisissez de toutes façons le moment qui correspondra à des conditions météo  permettant de pêcher sans  risque. Car il vous faudra souvent vous éloigner de la côte pour atteindre des profondeurs où il se trouve.

 4) Les appâts pour le lieu jaune :

 

          a) les leurres

Plusieurs choix  possibles, vous pouvez essayer aux leurres souples (shads) ou aux leurres durs (jigs)

         – les leurres souples très polyvalents:

Les leurres en montage Texan sont très bons, car ils s’accrochent moins au fond surtout lorsqu’on pêche sur les épaves… Leur  tête plombée est séparée du corps en plastique souple.  Changez alors le corps facilement pendant la pêche si un poisson endommage la partie souple.

Ou bien, si vous voulez changer la  couleur du leurre si vous constatez qu’après quelques lancers la couleur fluo orange par exemple ne fonctionne pas…. (N’est-ce pas alain)?

Pour les couleurs, le kaki le rose et le blanc permettent de se sortir d’une majorité de situations.

Prévoyez des grosses bouchées de 15 à 25 cm de long pour ces profondeurs. Il faut quand même avoir un échantillon important, car si après 2/3 lancers vous n’avez pas de touches, il faut changer de couleur.

Les leurres de type sand eel, imitant le lançon fonctionnent bien pour le lieu.  ainsi que les leurres Savage Gear, ou le très populaire Black Minnow de chez Fiiish.

Ce sont de très bons leurres selon les circonstances et les coloris, malgré parfois des prix un peu élevés. Pensez au poids de la tête car en fonction de la profondeur, il faut lester les leurres.

Par exemple si vous pêchez dans les 40 m de fond, il ne faudra pas hésiter à avoir des têtes d’au moins 100 g, voire 120 g. Rappelez-vous que pour atteindre le fond avec de la tresse, il vous faut au moins dans ce cas plus de 15 secondes. Si vous pêchez en dérive avec un petit peu de courant ou de vent, vous serez rapidement éloignés de l’endroit de pêche.

-Les leurres durs ou jigs

Voici les leurres préférés des tacauds pour se sauver d’une bredouille lorsque les lieus jaunes sont absents. Dans le cas d’une dérive qui peut s’avérer  importante, ce sont d’excellents leurres. Car ils descendent rapidement dans les couches d’eau . En fonction de la profondeur, privilegiez au moins 100 g pour 40 m. Pour 20m , 60 grammes peuvent être suffisants. Très pratiques: les formes longues et fusiformes s pour descendre rapidement. Les coloris bleus, blancs et roses rouges fonctionnent bien.

Pour les hameçons, les « Assist hook » ont l’avantage de très peu s’accrocher sur les roches ou les épaves comme les montages texans.

 

           b) les appâts vivants ou morts :

Redoutablement efficaces lorsque votre budget est à la baisse ou que vous avez le temps de vous fournir en appâts. Il trompent encore plus facilement les lieus jaunes. Vous pourrez utiliser avec bonheur tous les vers et gravettes rose ou blanche ou La crevette ( bouquet ici).

Eperlans et les sprats vivants sont aussi en excellente place, avec la fameuse « petite vieille »(sur son banc… de poissons !)

Dans l’absolu, le meilleur est le lançon. Avec la difficulté parfois de se fournir. Essayez aussi d’en congeler sous vide.

On peut aussi utiliser des lanières de maquereaux, seiche ou calamar  incontournables certains jours . Montez le vif, où le mort en pater Noster sur un bas de ligne d’1,5 m au moins. Vous aurez ainsi une bonne présentation à proximité du fond pour éviter les accrochages avec un plomb poire d’au moins 80 /100 g pour les grandes profondeurs…

5) le matériel à utiliser

Testez une canne pas trop longue, autour de 2 m assez nerveuse surtout si l’on pêche en bateau.

Coté moulinet: spinning (tambour fixe) ou casting (tambour tournant) proportionné à la taille de la canne, pas trop petit en cas de profondeur de l’ordre de 40 m ou plus. Il n’y a rien de pire qu’au bout de 3 heures de pêche, de ne plus pouvoir mouliner par ce que l’on a un modèle de série 3000… Et une crampe au bras… Si si ça arrive !!!

Dans les moulinets spinning les séries 5 ou 6000 permettent de se dégager plus facilement des épaves ou roches profondes en cas de touche.

Les tresses (2 à 300 m) seront de l’ordre de 12 à 18/100 pour une descente rapide  sans créer de bannière en cas de dérive importante. Avec une tresse multicolore, changeant de couleur tous les 10 m, vous arrivez à proximité du fond en ralentissant la descente. Et présentez ainsi au mieux votre appât ou votre leurre.

Enfin, utilisez un bas de ligne en fluorocarbone d’ 1,5 à 2 m et de 35 à 45/100 .On evite l’abrasion des roches ou des épaves sur la tresse …

5)Les techniques de pêche du lieu jaune:

Comment pêcher le lieu jaune? Des techniques  variées peuvent convenir à tous les pêcheurs.

En arrivant sur un spot de pêche au lieu ou autres,soyez discrets en faisant  descendre votre leurre progressivement… On est souvent surpris d’attraper un poisson dès la première descente.

   a) le lieu à la verticale en dérive:

C’est la technique la plus utilisée. Vous arriverez sur le poste convoité, en vous plaçant en amont du courant. À ce sujet pour effectuer les dérives vous pouvez consulter notre vidéo sur la pêche sur épave ou la page de notre site.

 – Technique de l’ascenseur :

Récupérez lentement le leurre. Avec les leurres souples,  peu d’animations à faire , il s’agitent au moindre frémissement du courant.

Tentez quand même une petite animation, avec la pointe de la canne, pour donner une action supplémentaire à l’appât. Remontez à mi-hauteur entre le fond et la surface puis laissez redescendre le leurre au fond. Le poisson après avoir suivi la remontée du leurre prend celui-ci a redescente. Variez aussi les amplitudes et les vitesses de récupération.

La touche est en général très légère et suivie d’un poids lourd au moment où le lieu jaune avale le leurre. (comme lorsqu’on accroche une épave, où le fond de la baignoire pour ceux qui s’entraînent à la maison ..sic !)..

Parfois, le poisson ne fait que tirer l’appât latéralement à grande vitesse. Dans tous les cas, il cherchera à se diriger vers le fond. Lorsque vous le remontez ,faites le progressivement par paliers,(même si vous êtes tentés de voir la bête le plus vite possible)  ,ainsi cela lui laissera une chance de repartir dans de bonnes conditions si vous le relâchez.

        b) le lieu au lancer ramené:

Cette technique dite de la pêche à grattée pourra se pratiquer du bord ou en bateau . Elle consiste à prospecter les fonds Sablo vaseux où se trouve en hiver le poisson fourrage.

Les lieux jaunes collés au fond attendent le début du flux marin forçant le poisson fourrage à redescendre pourse protéger du courant . Utilisez plus facilement les leurres souples comme les slugs ou les Worms et ceux qui imitent les lançons. La pêche aux appâts vivants ou morts sera aussi efficace.

les lieux ne se déplaçent que très peu à cette période, ils se nourriront plus facilement à ce moment. L’animation devra être minime car le froid engourdi les poissons.

Rasez le fond et « grattez ». Cette technique est valable au changement de marée. Au-delà de la 3e heure le courant baisse et les touches s’espacent pour s’arrêter.

        c) le lieu jaune à la traîne (lourde):

C’est une technique que l’on utilise lorsque l’on veut passer sur des endroits très encombrés qui recèlent des lieus.

On va traîner une ligne avec des leurres souples dans des profondeurs de l’ordre de 50 m. En faisant  du « rase-mottes » le long des épaves riches en lieus et roches. Soyez 2 en bateau pour pratiquer cette pêche.

Technique subtile:

Il s’agit d’une pêche très subtile de « préretraité »,  vif à la manœuvre. On la pratique sans canne, avec un triangle de traine ou un enrouleur de ligne de traîne  munis de tresse de 2 à 3mm de diamètre (100m mini).

ligne de traine sur épave pour lieus

Vous pouvez retrouver sur ce lien notre technique de pêche à la traîne pour le bar qui est similaire. On traînera lentement à une vitesse de 2 à 3 nœuds maximum.

Le matériel :

– un avançon de plusieurs mètres au moins 10 entre le paternoster et le bas de ligne qui sera d’un diamètre inférieur à la ligne avec anguillons
– un plomb entre 200g et 2 kgs (en fonction de la profondeur et du courant) pour être sûr d’être à proximité du fond.
-des leurres : des aiguillons rouges en caoutchouc ou raglous pour les plus connus.

Le plomb traînera presque au fond et les leurres seront montés en dérivation sur le bas de ligne.

Plus la vitesse du bateau augmente plus le bas de ligne remontera pour survoler les obstacles.

        d) Lieu jaune au mouillage:

Méthode pratiquée par les anciens et méconnue à tort aujourd’hui, Elle utilise les techniques utilisées précédemment pour la pêche en verticale, et au lancer ramené.

Le positionnement:

Si la zone n’est pas trop profonde « amorcez » avec des poissons, comme les lançons qui éveilleront immédiatement la curiosité des prédateurs .Ils finiront par venir presque jusqu’en surface pour manger les lançons ou les morceaux de poissons en perdant toute méfiance.

Pour le mouillage, vous retrouverez des explications dans la vidéo de pêche sur épave dont je vous ai parlé ci-dessus.

Technique:

Pensez toujours à desserrez suffisamment le frein du moulinet. Vous amortirez les départs et éviterez la casse lors d’un accrochage sur une roche ou une épave.

Il faut aussi pouvoir « sortir » le poisson du fond pour ne pas frotter votre ligne sur les rochers. En la maintenant ainsi tendue vous éviterez que le poisson ne se décroche.

Si les poissons sont boudeurs, Un changement de leurre ou de couleur peut suffire à déclencher une touche. Vous pouvez aussi essayer d’autres zones, car les lieus jaunes peuvent être postés en groupe sur une tête de roche spéciale ou une faille du fond.

Il est important de connaître plusieurs postes différents pour les sorties qui peuvent s’avérer parfois loin de la côte.

En résumé:

Le lieu jaune est un magnifique poisson très agréable à pêcher au goût exceptionnel en cuisine. N’hésitez pas à prévoir des sorties de pêche au lieu jaune ou noir à la mauvaise saison pour cet adversaire valeureux.Et bien sûr remettez à l’eau vivants les lieus jaunes que vous ne consommez pas ou qui sont de taille moyenne.

 

 

:

Comment Pêcher le lieu au jig? Préparation et technique

La pêche au lieu jaune ne se pratique pas forcément toujours en hiver. Aux beaux jours, ils quittent les grandes profondeurs, pour suivre le menu fretin lançons, crabes et éperlans.

Tout d’abord, retrouvons-les ici à la fin d’été sur une pêche en dérive aux jigs ou leurres métalliques :

 

les postes à lieu jaune en été et automne:

N’hésitez pas à privilégier les fonds de 20 à 30 m, soit :

–  en pleine mer derrière de belles têtes de roche isolées remontant de 3 à 5 m au moins du fond…

– Ou encore, derrière le courant, à l’aplomb d’un tombant rocheux avec fond de sable herbeux.

Mais aussi sur les plateaux caillouteux parsemés de « petites patates » avec algues et coraux ,riches en crabes et petits poissons.

Côté matériel:

Notons que c’est celui qu’on utilise pour la pêche au bar aux leurres à savoir: des cannes de 20 à 60 g ou 10 30 g.

Concernant les moulinets on choisira dans les séries 4000 avec de la tresse de 12 à 20/100 selon les zones d’accroche.

pour les montages:

Là encore, on utilise des montages similaires à la pêche au bar. Néanmoins, un bas de ligne de 50/100 avec teaser permettra de décider les plus récalcitrants… on évitera la casse.

Cela dit, le lieu jaune vivant en groupe, il pourra mordre sur les deux leurres en même temps.

À ce propos, on choisit des leurres de 40 à 80 g , des jigs en fonction de la profondeur (20 à 30 m) et du courant du moment.

Les meilleurs moments sont:

A l’inverse du bar, le lieu jaune, n’aime pas la proximité des courant trop forts.

Tentez votre chance sur des coefficients de 50 à 70.

Quant aux  meilleures heures,elles seront au lever du jour à la belle saison.

Mais aussi, une heure avant le renversement de marée et jusqu’à deux heures après.

Précisément, c’est à ce moment que les petits poissons sortent de leur cachette et s’égayent au gré du courant… En regagnant leur cachette ils sont plus vulnérables.

Aussi, voyez notre règle des douzièmes concernant les marées sur notre vidéo.

L’animation des leurres:

Choisissez des leurres papillonnant comme ceux-ci,

pour attirer son attention près du fond.

Le teaser ressemblant un lançon ou éperlan fait le reste…

Par ailleurs, sachant que le lieu jaune n’est pas un sprinter l’animation sera plus lente que pour le bar. Il s’approche lentement de sa proie l’air de rien avant de bondir dessus.

Cependant, pensez aussi qu’il hésite à monter dans les couches d’eau pour des problèmes de décompression. Les touches se produisent le plus souvent à la descente ou en redescente proche du fond.

La touche :

Ne cherchez pas à trop brider le poisson au départ pour éviter la casse sur le teaser. Avant tout, réglez bien le frein avec de la souplesse dans la canne. Montez le poisson progressivement afin de lui permettre de décompresser.

De cette façon, cela lui laissera une chance si vous décidez de le remettre à l’eau ensuite.

En outre, manipulez le avec précautions les écailles sont très petites et fragiles.

 

D’autres techniques de pêche au lieu jaune sont développées ici. Par conséquent, pensez à les consulter…

 

Pêche à L’inchiku

Voilà un leurre de saison froide,révolutionnaire avec une sale tête à ne pas mettre un poisson dehors.

Tout droit venu du Japon, il est d’abord destiné à pêcher les sparidés (dorades et autres Pagres),mais aussi les gadidés (lieu).

Son efficacité est redoutable. Et il est capable de décider des poissons très méfiants, encore plus en période hivernale ou au printemps…

                                                                                                                      pêcher à l’inchiku




Les leurres

On utilise des leurres de 80 à 120 g en général, qui descendent sur des fonds importants rapidement grâce leurs forme adaptée.

Technique de pêche:

postes de pêche:

Vous pouvez aussi l’utiliser sur des épaves,ou à proximité des fonds de rocaille (Gallets, table rocheuse etc.) dans des profondeurs plus petites de 15 à 20 m.

Le risque d’accrochage sera limité, et, vos prises plus nombreuses.

animation:

Laissez le évoluer à quelques centimètres du fond, par une animation très lente.

En effet la pression du courant suffit à faire nager l’Inchiku, même en le laissant immobile.

C’est une pêche pour les fatiguées de naissance…

L’animation doit être minimaliste, ce qui convient parfaitement au lieu qui répugne à poursuivre des proies dans les différentes couches d’eau.

Surtout les gros lieus qui ont plus de mal à se mouvoir que les plus jeunes. l’inchiku est très efficace.

il pourra débusquer, intriguer, exciter et vous permettre de remonter de belles pièces..

Différents modèles existent, certains phosphorescents, pratiques pour les pêcher dans les grandes profondeurs.

Même dans les courants forts, Il ondulera avec le flot sans jamais vibrer, dodelinera de la tête grâce à sa quille comme une intrigante.

Il descendra comme une balle jusqu’au fond, jusqu’à taper comme une caisse de résonance.

La curiosité du lieu sera mise en éveil immédiatement.

Vous pouvez le remonter  lentement par paliers, ce qui excite d’autant plus les poissons de fond hypnotisés par l’octopus.

Avec des arrêts brutaux,le leurre stoppe et se met dans l’axe du courant immédiatement.

Accrochez-vous à votre canne car l’attaque peut être violente.

Poids des leurres:

Il est important d’avoir le bon poids de leurre car cela vous assurera une bonne trajectoire de ligne.

Elle doit être légèrement oblique dans le courant, car, si le leurre est trop léger l’inchiku sera tracté par le courant opposant la quille à celui-ci.

Trop lourd la quille ne prendra pas la résistance au courant. Il faut sentir vivre le leurre dans la canne il faut toujours changer quand le courant varie.

Si l’on n’est pas assez perspicace on ne ne prendra que un ou 2 poissons puis plus rien. N’oubliez pas : gardez le bon angle !

Le poids du leurre étant relativement important, il vous est aussi possible de l’utiliser à la traîne à la dérive, ou encore en ligne de traîne courte, à vitesse lente.

C’est un très bon leurre pour la pêche du lieu ,un leurre magique.. voir aussi  le lieu avec d’autres techniques que vous pouvez retrouver ici.

                                A suivre :  le bar  sur les chasses

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La pêche sur épaves

Pêcher sur épave

ne s’improvise pas, Beaucoup considèrent que cette pêche n’est pas pour eux et renoncent prématurément. Avec les bateaux actuels ayant une bonne tenue à la mer, la plupart des épaves sont accessibles en toute sécurité en respectant les règles inhérentes à toute bonne navigation et avec une bonne préparation de la sortie de pêche. . Tout commence à la maison :

     



     1) consultation des cartes marines

3 solutions s’offrent alors à vous :

                   a) cartes marines

La plupart des épaves figurent sur les cartes marines et sont identifiées par le sigle « wrk » de l’anglais « wreck » qui signifie « épave ». Si elles sont affleurantes à marée basse, le sigle est un bateau incliné en noir à moitié coulé. Le positionnement n’est pas toujours d’une grande précision. Sur la carte papier il vous faut tirer des traits et faire des calculs pour trouver les coordonnées.

                  b) les cartes marines sur Internet

Plusieurs sites sont consultables librement, directement en ligne. Vous avez les cartes du S.H.O.M. ou celle de Navionics /Garmin dont vous pouvez retrouver un accès direct ci-dessous et zoomer sur la zone qui vous intéresse.

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Sur ces cartes marines, l’indication de l’épave immergée est signalée par le signe wk ou W RK ou encore une ellipse en pointillés avec un tiret au milieu.

 

Sur le site du S.H.O.M. La profondeur est indiquée en général sur l’épave. C’est le sommet de celle-ci. En regardant à côté, on trouve le « fond voisin » et on obtient le brassiage (hauteur de l’épave).

C’est la mesure la plus forte marée basse (coefficient 110). Il vous faut alors déterminer la position avec plus ou moins de précision.

Au S.H.O.M, vous avez une indication avec les coordonnées en bas à gauche de l’écran. Chez navionics, sans être connecté avec un Smartphone vous ne pouvez pas avoir les coordonnées exactes même si l’on peut zoomer sur la carte.

     c) les cartes intégrées au sondeur GPS

Si vous n’avez pas un sondeur portatif, il sera assez gênant de faire votre préparation à la maison.

Si vous avez une carte Garmin par exemple et un sondeur portatif, vous pouvez vous brancher directement sur l’ordinateur avec et consulter votre carte grâce à un programme gratuit : HomePort. Vous pourrez y ajouter et modifier tous les points directement et rechercher les coordonnées exactes des épaves sur votre carte,ce qui vous fera gagner un temps précieux.

   2) rechercher l’ historique de l’épave:

Pour vérifier l’intérêt de votre recherche, et sa validité et afin d’avoir plus de précisions, vous pouvez consulter des ouvrages sur la plongée dans votre région.

Vous obtiendrez ainsi des renseignements précis sur l’âge de l’épave, sa taille, des photos, et même pour certaines des schémas détaillés avec la position au fond de l’épave.

De nombreux sites existent dont archeosousmarine ou la fédération française des études et sports sous marins.

La précision actuelle des GPS étant de l’ordre de 6 m, il sera relativement aisé de localiser directement l’épave si les cordonnées de départ sont suffisamment précises. Bien sûr, des coordonnées vous seront aussi proposées…

Tout ceci vous permettra d’avoir une idée plus précise de ce que vous allez ensuite chercher en mer.

   3)Trouver l’emplacement de l’épave

C’est là que les difficultés commencent. Vous allez devoir trouver l’épave avec un ou 2 points présumés.

Une fois arrivés sur zone (toujours au minimum à 2),car la technique demande beaucoup de précision et d’attention,

Vous pourrez lâcher une première bouée et d’effectuer patiemment une recherche au sondeur sur toute la zone environnante en procédant de façon rigoureuse.

À cet effet, plusieurs méthodes peuvent être utilisées.

 a) la technique en spirale ou escargot

b) la technique en carré

c) la technique en parallèle

Lorsque l’épave apparaîtra enfin clairement sur le sondeur, (assez aisé avec les sondeurs actuels très performants grâce à leur techniques en 3D Side imaging ou Down scan),  il faudra immerger une seconde bouée.

Elle servira de repère pendant toute la partie de pêche et mémoriser précieusement ce nouveau positionnement sur votre GPS.

Pensez aussi à noter le fond moyen environnant l’épave.

Cela vous permettra en ayant le point le plus haut de l’épave de calculer la hauteur de celle ci en soustrayant du fond moyen environnant.

Ainsi, Vous  jugerez de l’intérêt et de son importance sur le fond.

d) Emplacement des épaves du coin:

Vous trouverez ci après  les coordonnées Gps de quelques épaves en Vendée entre Notre dame de monts et St Gilles Croix de Vie avec leur latitude (N) et leur longitude (W).

Epaves Quartier Ile yeu :

TENADORES : N 46.43.960    W  002.24.173

JINSEN MARU EX MOGUL:N  46.41.240  W  002.19.78

CHALAND YEU: N 46.39.384   W 002.25.718

CHALAND YEU: N 46.39.472   W 002.25.672

MARSEILLE:  N 46.42.685   W 002.14.150

SAINT ELOI :   N  46.38.977    W  002.25.672

SEQUANA NORD: N 46.36.699   W 002.18.432

MAC CULLOCH:N 46.32.180 W 002.16.563

EPAVES Devant SAINT JEAN DE MONTS, NOTRE DAME DE MONTS , SAINT HILAIRE DE RIEZ:

MARTHA : N 46.48.306 W 002.09.784 sur le pont d’Yeu

BRETON: N 46.46.233 W 002.12.8541 sur le pont D’Yeu

NON IDENTIFIEE: N 46.42.366  W 002.15.199

ANALOIS VEDETTE: N 46.41.240 W  002.08.255

NESTA: N 46.40.806   W  002.05.363

EPAVES  SAINT GILLES CROIX DE VIE:

VEDETTE : N 37 :46.38.582   W 002.10.591

PONTON BIGUE ou ARMOR 150 : N 46.31.562 W 002.10.989

PETIT CABOTEUR : N 46.34.900 W  002.03.166

AVION : N 46.37.610    W 001.56.861

Pour les adhérents à notre association, je peux vous communiquer les points de toutes les épaves existantes ou ayant existé dans notre zone  avec leur histoire !

4) Comment aborder L’épave pour la pêche?

Tenez  compte de la marée en évitant les coefficients >85. La dérive ne devra pas excéder un nœud (0.51 mètres par seconde ou 1.85km/h).

Le vent a aussi son importance et ne devra pas dépasser les 12 ou 13 noeuds.

Deux modes principaux de pêche sont couramment pratiqués sur épaves :

a) Au mouillage

Il s’agit, dans un premier temps, d’immobiliser le bateau au-dessus de l’épave et plus précisément à l’endroit où les poissons auront été repérés au sondeur. Plus facile à dire qu’à faire !

C’est la méthode la plus délicate qui nécessite d’être absolument au moins à 2. D’autre part il vous faudra un boute d’amarrage d’une longueur égale 2 à fois la profondeur à laquelle se trouve l’épave.

Il faudra remonter d’environ 100 à 200 m dans le sens contraire à la dérive que l’on aura estimée préalablement par un ou plusieurs passages à blanc au-dessus de l’épave.

Le sondeur gps peut vous aider avec les traces que vous avez réalisées. Alors, jetez l’ancre lorsque le bateau sera bien positionné en amont de l’épave.

Puis,on ajustera la position avec la longueur du boute position en jouant sur la longueur de l’amarre entre le bateau et la bouée de mouillage.

Comment pêcher sur épave ?

Si les fonds entourant l’épave sont propres, on peut envisager d’utiliser une ancre classique .

Mais la plupart des pêcheurs préfèrent se servir d’un grappin dont les brins peuvent se détordre sous forte traction en cas de croche importante.

L’expérience et le sens marin du pilote s’avèrent primordiaux pour bien réussir cette manœuvre cruciale dont dépend en grande partie la réussite de la pêche.

Il faut aussi savoir qu’en fonction des vents et des courants, il sera peut-être nécessaire de modifier plusieurs fois le mouillage initial.

Tout cela peut sembler fastidieux, mais on ne peut rien espérer de bon sans une bonne exécution de cette manœuvre préalable.

Vous pouvez retrouver dans notre rubrique trucs et astuce comment éviter de rester accrochés sur le fond avec l’ancre.

 b) En dérive

À priori, on pourrait penser que la pêche en dérive est plus facile. C’est sans compter avec l’appétit féroce manifesté par les épaves pour nos montages.

La pêche en dérive sur épave est une pêche de précision.

D’abord, il faut impérativement se fier aux indications données par le chef de bord. Celui ci doit rester au poste de pilotage et suivre avec attention les indications fournies par le sondeur.

Cela permet d’optimiser le moment de la mise à l’eau afin d’éviter que les lignes ne tombent dans les enchevêtrements de la carcasse du bateau.

Si le poisson ne mord pas et que le sondeur montre une activité décollée du fond ,il faut faire évoluer la ligne à quelques mètres au-dessus du fond jusqu’à mi hauteur pour le bar en passant de chaque côté de l’épave si le courant le permet.

   5) les techniques de pêche sur épave?

Pour bénéficier au maximum du passage sur l’épave, on se positionnera de travers , pour une pêche plus efficace avec éventuellement une ancre flottante.

Puis, on lancera les leurres ou appâts bien en amont du moment où l’on passera dessus en calculant la vitesse de dérive.

Ainsi au moment du passage du bateau au-dessus de l’épave la ligne sera la plus verticale possible .

On n’hésitera pas si le courant est marqué à continuer à pêcher jusqu’à 100 m derrière l’épave, car les gros carnassiers comme les bars attendent leurs proies un peu en aval….

Les lieux jaunes eux, laissent les bars chasser dans le courant et entrent en action au début et en fin de courant quand celui-ci a stoppé.

Les tacauds mordent à l’étale lorsqu’il n’a plus du tout de courant. On peut ainsi prendre des poissons variés pendant la partie de pêche.

Avec l’expérience et le temps, on constate que les moments de passage migratoire des poissons sur les épaves sont cycliques pour chaque espèce avec des décalages jusqu’à une dizaine de jours chaque année en fonction de la météo.

La difficulté sera d’être au bon endroit au bon moment.

 6) Quels leurres, appâts, et montages ?

Pour ce qui est des leurres, vous n’avez que l’embarras du choix. Compte tenu,  des casses fréquentes et inévitables dans ce genre de pêche, on peut être tenté de faire des montages maison pour limiter la dépense.

Mais c’est se priver des innombrables possibilités offertes par les nouveaux leurres. Nos vieux caoutchoucs peuvent ainsi être avantageusement remplacés par des shads ou les slugs montés en drop-shot  et le plomb terminal par un jig équipé d’assist hooks pour finalement obtenir un montage très performant et relativement peu accrocheur.

La pêche aux appâts est aussi efficace. On peut avoir du poisson vivant ou mort, crabes, maquereaux, sardines ou du blanc de seiche.

En toute circonstance, il faudra s’adapter en fonction du jour et de l’appétit des poissons (ou de l’épave..)..

Une grande variété de poissons

Sur les épaves on peut pêcher de tout : tacauds, dorades, vieilles, congres, bars, lieus, juliennes, dentis… la prépondérance d’une espèce ou d’une autre varie en fonction de la saison et du stade de marée.

Une pêche aléatoire

N’allez surtout pas croire qu’il suffit de se rendre sur une épave pour faire du poisson.

Pour diverses raisons dont certaines inexplicables, la pêche sur épave est avant tout aléatoire. Parfois ce sont même de très désagréables surprises qui vous attendent comme celles de voir la zone tant convoitée littéralement envahie de filets.

En pareil cas, il ne reste plus qu’à faire route sur une autre épave .

Faites route si vous avez la chance d’en connaître une autre pas trop éloignée de votre position actuelle !

Parfois, il est nécessaire de visiter plusieurs épaves avant de trouver un peu de poisson en activité.

On comprendra l’intérêt de posséder un bateau doté d’une bonne vitesse de croisière si l’on ne veut pas voir la partie de pêche initialement prévue se transformer en simple croisière !

 

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