Appâts pêche en mer

La pêche en mer aux appâts naturels :

Vers marins , poissons, mollusques,  🎼 coquillages et crustacés 🎼…voire mêmes algues. Quels appâts choisir pour la pêche en mer?

Le choix est immense comme souvent sur les menus des restaurants. Mais on préférera  une variété  ou une autre selon les jours,  l’espèce de poissons à laquelle on s’adresse (ou l’humeur). Ce sont des appâts  qu’il n’est pas toujours aisé de se procurer. La liste n’étant pas exhaustive, on commencera cette petite série de fiches par le plus connu et universel :

1) le ver marin

Différentes variétés de vers marins sont présentes et se déclinent  avec des couleurs extrêmement variées qui attireront plus facilement certaines espèces de poissons que d’autres. Si leur diamètre le permet il faudra de préférence les enfiler avec une aiguille. En tronçons , toujours faire des coupes franches

 a) l’arénicole

-la récolte  de l’arénicole n’est pas aisée et la conservation vivante et difficile. On peut les conserver de 3 à 7 jours à condition de les mettre dans une boîte en bois garnie au préalable par  des algues humides. Pour les courageux il y a la possibilité de les conserver dans un aquarium toute la saison…

-recherchée par les poissons plats : soles, plies limandes flets mais aussi  anguilles, cabillauds bars, maigres, dorades grises  et autres merlans et tacauds…

-On l’utilise en général du bord ou en bateau posé sur le fond. La technique à la calée au flotteur est souvent utilisée. On esche l’arénicole en entier, à plusieurs ou en petits tronçons…Il est préférable de l’enfiler (un ou deux) pour créer une attraction suffisante.Au lancer on le ficèlera comme un rôti avec du fil élastique pour les lancers appuyés.

-En France, elle est utilisé en mer du Nord, Manche ou Atlantique là où elle est le plus disponible. C’est en hiver la période de prédilection car les poissons s’approchent de la côte et on  trouve facilement les arénicoles sur l’estran à marée basse grâce aux tortillons qu’il laisse à la surface du sable. (Voir notre sujet sur la récolte ou le ramassage ...) .Dernier conseil ,n’oubliez pas de retirer les sujets malades ou en mauvais état pour éviter de faire périr l’ensemble !

 b) le bibi ou siponcle

                  le bibi ou siponcle dans son élément

 

 

-Sa conservation est facile plusieurs mois en aquarium avec un aérateur et un fond de sable. Mais il est assez difficile à trouver à l’état sauvage en France .les coins sont jalousement gardés . Vous pouvez vous  procurer plus aisément des bibis en magasin mais le prix est assez élevé vendu à la pièce jusqu’à 2€. Ils se conserveront alors 5 jours dans le bac à légumes du réfrigérateur.

– Le bibi est sûrement le ver préféré des sparidés comme la dorade, la daurade royale, les dentis. Les bars, raies ou ombrines;Les bibis (spinoncles) ne les laissent pas passer lorsqu’ils tombent dessus.

-À utiliser vivant, entier ou mort en petites lanières ou retourné comme une chaussette. On pêchera du bord ou en bateau en Surfcasting , à la calée, à soutenir voire même avec une palangre.

-C’est l’appât de l’été par excellence qui sélectionnera les plus beaux poissons. Les daurades ne résisteront pas. Il faut essayer d »enfiler le bibi sans le percer pour éviter de perdre son pouvoir d’attraction. Petite astuce : La chair retournée du bibi  est phosphorescente la nuit d’où un pouvoir d’attraction décuplé…

 c)  la dure ou ver Coréen

-durée de conservation entre 3 et 10 jours vivante entre 8 et 10 degrés.

–Le menu habituel des bars, lieus, orphies, des poissons plats, mais aussi des petits poissons ou encore rougets ou tacauds..

–à utiliser fraîche entière ou en tronçons et vivante… avec toutes les techniques du bord et en bateau…

-On la retrouvera toute l’année dans le sable et les rochers ou en magasin… car c’est un appât qui possède de nombreux atouts : une vigueur et longévité intéressante sur l’hameçon, phosphorescente la nuit, qui diffuse des effluves… et pour couronner le tout une très bonne conservation dans le temps très aisée car elle supporte facilement les changements de température.

 d) la demi-dure , gravette ou néréide

-Elle est plus fragile que sa consœur, avec une conservation de 3 à 6 jours entre 8 et 10 degrés.

-Le plat préféré des petits poissons de roche ou des ports mais aussi des bars, chinchards, dorades grises, maquereaux, sole et tacauds.

    -À consommer fraîche entière et vivante de préférence sur toutes les techniques du bord et en bateau comme la dure

 –Là aussi on la trouve toute l’année. Elle est aussi attractive mais particulièrement fragile et d’une mauvaise tenue à l’hameçon. Il faut être vigilant car un sujet mort peux contaminer toute la boîte en 2 ou 3 heures…

 e) Le Mouron ( néreide de roche)

un appât sans souci (ndlr facile je sais..):

-conservation 3 à 6 jours entre 12 et 15 degrés dans emballage toujours dans le bac à légumes du réfrigérateur. On peut aussi le conserver salé ou congelé toute l’année.

–Il tentera tous les poissons: bars, Sars, cabillauds, tacauds, mais aussi dorades et même les maigres…

–à utiliser vivant en tronçons ou entier. Au bord en bateau dans les pêches à soutenir en surfcasting à la calée, bombette, et flotteur .Il résiste bien aux lancers !

– A avoir à portée de main quelque soit la saison. Avec sa chair ferme, sa tenue à l’hameçon, ses effluves …on n’en mangerait ! c’est une esche polyvalente redoutable sur les sparidés (sars, dorades, pageots…) Il fera la différence pour les plus belles pièces.

 

f) le ver à tube

                                      

-Conservation .conserver quelques jours au réfrigérateur après rinçage minutieux et élimination des vers abîmés. On conserve le tube avec .On peut aussi le mettre en aquarium avec aérateur en essayant de conserver l’eau entre 15 et 18°.

C’est un ver assez long d’une vingtaine de cm qui vit dans un tube réalisé avec les sédiments et débris de coquillages qu’il agglomère par ses sécrétions. On le trouve proche des estuaires et des parcs à coquillages sur la côte atlantique essentiellement.

  Il est apprécié de nombreux poissons comme la sole ,le bar ,la daurade royale qu’y n’y résistent pas

– Utilisable avec les techniques du bord ou en bateau. On l’enfile à l’aiguille sur des hameçons à hampe longue et à palette  de préférence par la tête.on mettra une bonne bouchée (8-10 cm).il est facile à escher car il tient très bien à l’hameçon.

 g) le ver de sable ou cordelle

-conservation vivant de un à 4 jours entre 14 et 16 degrés dans du sable mouillé avec de l’eau de mer renouvelée  fréquemment au réfrigérateur.

–Un appât parfait qui intéressera les dorades Sars et autres marbrés. Les bars et les soles ne le dédaigneront  pas.

–À utiliser vivant, en morceaux ou entier, essentiellement du bord. On pêchera à la calée au toc au ras du fond, au flotteur –Il marche très bien  sur les côtes atlantiques et dans les Alpes-Maritimes. On mettra des hameçons et des montages très fins qui peuvent  faire des miracles les jours de disette.

Vous retrouverez  les meilleures méthodes de conservation  des appâts sont  ici

2) les poissons

Là encore , le choix est varié pour pêcher en mer  et il faudra l’adapter à la saison et aux poissons que l’on trouve localement pour vos parties de pêche.

a) la sardine

Surement l’un des meilleurs appâts pour la pêche  ,mais d’une grande fragilté ,elles meurent dès qu’on les regardent dans le bleu des yeux. On préfèrera une utilisation en fraîche de la sardine ,congelée ou légèrement salée (1 jour ).

Elle intéresse tous les poissons du plus petit aux plus gros ,le chinchard, le tacaud, la dorade…,même les thons! La chair grasse attire aussi congres ,seiches et calamars.

Une utilisation variée :tronçons filets  de sardines,et bien sûr dans l’amorce (voir tuto sur le sujet)en strouille ou Broumé, huile…En bateau  à soutenir, sur des fonds importants même à la turlutte (voir article ici sur l’amorçage) . Du bord on pêchera au posé, au flotteur ou surfcasting.

C’est l’appât roi  qui vous sauvera d’une bredouille et qui réserve toujours des surprises de taille!!!

 b) chinchards et maquereaux

Ce sont des poissons faciles à pêcher avant une partie de pêche. Pour  maquereau, après l’avoir attrapé à la mitraillette, on peut le conserver vivant dans un vivier toute la journée à condition de renouveler l’eau par une pompe à gros débit. Si l’on souhaite l’utiliser mort entier ou en lamelles on pourra le garder 2 jours non vidés ou 4 vidés dans un sac plastique au frais à 5° (5 à 6 maquereaux par sac) On peut aussi le congeler vidé pendant 6 mois dans un sac plastique doublé afin d’éviter des fuites préjudiciables…

 La chair du chinchard a une très bonne tenue à l’hameçon. C’est aussi un excellent vif très résistant dans la durée. Il est bien apprécié dans ce cas par les maigres, thons.. on l’utilisera de la même manière que le maquereau ci-dessous

– Les poissons recherchés seront les maquereaux mais aussi chinchards orphies et les poissons plats ainsi que les raies qu’il aime bien aussi pourra aussi espérer congre maigre lieu jaune julienne…

  on découpera une petite lamelle en triangle que l’on mettra sur un hameçon à hampe longue numéro 2 à 2/0 en la piquant 2 fois en la faisant ressortir sur la plus petite partie du triangle. On utilisera un fil élastique fin pour améliorer la tenue de l’appât pour la recherche des plus gros poissons on mettra un tronçon ou un maquereau entier. S’il est vivant on le piquera par les lèvres de sous vers le dessus avec un hameçon de 3/0 à 9/0.

 c) Le mulet

mulet vif pour appât peche en mer

On peut le garder vivant assez facilement chez soi dans un vivier, un grand aquarium, ou un vieux congélateur…. c’est le volume d’eau et la pompe qui sont importants pour conserver vos mulets.

Tous les gros carnassiers comme le maigre le bar la liche, la raie, même le barracuda ne  négligent pas le mulet . Comme il est assez courant, il est très utilisé comme vif dans le monde entier.

 d) L’éperlan

éperlan en mer

Il est assez fragile, mais on peut le conserver assez facilement la journée après l’avoir attrapé au carrelet en mer ou du bord ou avec un peu d’amorce. On peut aussi le capturer avec des mini mitraillettes garnies de perles. On les congèlera frais sous vide, pour les réutiliser à la mauvaise saison lors de la raréfaction du poisson fourrage.

  On  trouve facilement l’éperlan en été et au début de l’automne. On s’en servira comme vif ou mort pour tenter les carnassiers en particulier les bars et maquereaux qui n’y résistent pas. 

 e) le lançon

le lançon est un appât oublié des pêcheurs.il est utilisé en leurre mais plus rarement en appât car sa conservation est délicate et il est assez rare selon les régions.Il vous sauvera d’une bredouille dans de nombreux cas .On trouvera plus facilement des lançons en magasin sous vide congelés  par 10 ou 12 afin de les réutiliser plus facilement au fil des besoins.

Si vous en trouvez en vif, il attirera à coup sûr les gros bars.Les turbots et les raies adorent aussi les lançons.

Le lançon  mesure de 6 à 12 cm .On pourra le couper en deux pour l’utiliser.il faudra le décongeler 2 /3 h avant la partie de pêche.il ne faut pas le regongeler.

3) Les mollusques

Dans cette catégorie ce sont les céphalopodes qui sont les appâts à gros poissons quand on les met en entier.

a) la seiche

  • -on la conservera fraîche quelques jours au réfrigérateur, mais il est plus pratique, selon moi ,de la conserver au congélateur en séparant les blancs de la tête pour les plus belles pièces. Pour les plus petites d’une dizaine de centimètres (les chipirons) on  les conservera congelées séparément pour les utiliser entières.
  • – Elles n’ont pas leur pareil pour attirer les carnassiers mêmes au cœur de l’hiver.

– Les blancs sont utilisés aussi pour une multitude de poissons en découpant des languettes assez fine de 1mm biseautées.

On les complète par un ver dans ce cas piqués sur l’hameçon . On utilise aussi des  morceaux en triangle (pour bien flapper), ou en utilisant les tentacules ,pour  pêcher à la traîne, au posé, à soutenir comme en Surf Casting , grâce à une très bonne tenue à l’hameçon.

b) le calamar ou encornet

– Le calamar (squid)  est quasiment impossible à conserver vivant. On le gardera plutôt au réfrigérateur, ou plus simplement congelé pour en disposer toute l’année.. Placez le dans une poche dans ce cas ou dans une petite boîte en plastique.

Choisissez le bien frais avec son manteau blanc et des petits points épars pigmentés .Passez votre chemin si ils sont rose uni..(sic!!)

– Tous les poissons presque l’aiment :le bar, la dorade, les tacauds, maquereaux, même les plus gros comme l’espadon n’y sont pas insensibles.

On pêchera avec : du bord, en bateau soit entier, en morceaux avec les tentacules, ou en lamelles. Selon les cas, on pourra pêcher à soutenir, au posé, voire même à la traîne en sur casting avec ou sans flotteur.

On l’utilise beaucoup pendant la période hivernale car sa chair est plus tendre que la seiche ou les poulpes. il diffuse un liquide attractif et a une très bonne tenue à l’hameçon.

4) Coquillages et crustacés

on ne  les trouvera pas 🎼sur la plage abandonnés… 🎼   mais dans le sable et les rochers..

a) la coque

– Faciles à trouver en toute saison à proximité des vasières ou de la sortie des ports là où le substrat est riche. Sinon avant votre sortie de pêche vous pouvez en prendre en grande poissonnerie ou grande surface qui reste la méthode la plus rapide. Elle se congèle aussi  assez bien après un petit passage au micro-ondes pour les ouvrir.

– Vous pourrez ainsi tenter dorades, bars, pagres, et de nombreuses espèces de petits poissons.

– Les modes de pêche sont assez variées du bord comme en bateau, en surf casting, au posé, à soutenir ou au flotteur. C’est une pêche amusante qui donne souvent de bonnes surprises. Pensez à les attacher avec un petit élastique car la tenue à l’hameçon n’est pas très bonne.  

b) la moule

moules pour la pêche

 

– C’est sûrement le coquillage le plus présent le long de toutes nos côtes. On s’en procura donc facilement si l’on souhaite le récolter soi-même on peut aussi comme pour les coques en trouver chez les poissonniers. Elle se conservera quelque jours aux frais.

-Ce sont essentiellement les sparidés Sars et dorade qui en sont friands lorsqu’elles sont entières grâce  à leurs mâchoires à broyer les coquillages. (Voir à ce sujet notre article sur la pêche à la moule) ndlrà paraître prochainement…

– On pourra pêcher du bord, en surf casting, ou en bateau avec ou sans la coquille. La tenue à l’hameçon étend particulièrement fragile on mettra obligatoirement un fil élastique pour pêcher, sinon vous passerez votre journée à remettre des moules sur l’hameçon sans attraper de poisson!

c) le couteau

        

-Sa conservation est un peu plus facile que la moule on pourra le garder dans un vivier avec un aérateur un peu plus d’une semaine. Les couteaux peuvent être aussi congelés après un séjour de 2 ou 3 jours au réfrigérateur pour éliminer certaines toxines. Le goût sera aussi altéré dans ce cas. Il sera  peut-être préférable de les mettre dans le sel après les avoir ébouillantés

  • – On pêchera avec les couteaux des bars, des dorades, mais aussi des raies , ombrines et les petits poissons présents dans la région.
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– Les techniques sont les mêmes que précédemment du bord ou en bateau ,avec ou sans la coquille, en sur casting ou au posé, voire même au flotteur.

Pour  la bonne présentation sur l’hameçon, on utilisera une aiguille à locher et un petit fil élastique lorsque l’on ne met pas la coquille.

d) le crabe

crabe appât peche au bar

– la conservation des crabes est assez aisée. On peut les mettre quelques jours au réfrigérateur dans des algues humides. Si l’on souhaite les garder plus longtemps il faudra utiliser un aquarium avec quelques pierres émergeant de l’eau pour rappeler à l’animal des périodes de basse mer.

 

-On recherchera essentiellement les daurades royales mais aussi Sars, bars, les poissons plats comme les plies ou les cabillauds en hiver. Pourra l’utiliser lorsque la mer est agitée

– Les techniques sont variées du bord ou en bateau entier ou en morceaux. On pourra aussi pêcher en surf casting, à la palangre, ou à la ligne au flotteur.

C’est un excellent appât dont les poissons sont fous en période de mue lorsque le crabe mou. On utilisera les hameçons ronds fort de fer lorsque l’appât est entier. Le petit élastique peut sécuriser la tenue à l’hameçon.

 

e) la crevette bouquet

– On pourra garder la crevette rose vivante pendant un mois dans un aquarium bien oxygéné à condition de ne pas les entasser il est possible aussi de les garder quelques jours dans un seau en aérant et changeant l’eau régulièrement. La capture se fait du bord ou en bateau (voir notre technique de pêche pour les capturer ici)       Vous les trouverez facilement dans les anfractuosités rocheuses à la basse mer. On les attrape facilement avec une épuisette à mailles fines sous les algues.

On peut aussi les conserver congelées par série d’une trentaine crus ou pré cuits dans une boite en plastique hermétique pendant une année entière Saupoudrez les légèrement de gros sel pour une congélation réduite.

– Le bar, lieus, vieilles, Sars, dorades, roussettes rougets morues… adorent les crevettes.

– On pourra pêcher avec les bouquets du bord au  flotteur ,mais aussi en bateau à soutenir ou à la palangre .l’hameçon  de taille 6 à 1/0 est piqué dans le 3e anneau après la queue afin de garder la crevette vivante et mobile sa durée de vie est de 15 à 30mn alors. On l’utilise essentiellement lorsque la mer est calme car c’est un appât fragile. Cela fonctionne aussi lorsqu’elle est morte.

g) le gamba

– la conservation se fait au congélateur en entier juste les queues décortiquées mais crues.

– On visera selon la grosseur de la bouchée des petits poissons de port mais aussi des dorades royales grises.

– On utilise que la queue sans la carapace en entier ou en morceaux. Les pêches sont assez variées sur casting, au flotteur, ou en bateau même en pêche profonde… la tenue à l’hameçon est très bonne

c’est la facilité d’approvisionnement des gamba qui fait leur  succès. Tous les beaux poissons en sont friands.

 

N’oubliez pas non plus, que les meilleurs appâts pour les beaux poissons  sont ceux qu’on trouve à proximité du lieu de pêche, car les poissons les connaissent en fonction des saisons .Ils sont aussi plus frais et « imprégnés du terroir » contrairement à des appâts d’importation achetés et qui n’ont forcément  pas le même goût…