Le Homard au casier

Aussi connu comme petit bleu, loman,grillon ou langaou, le homard  européen est sans doute l’un des crustacés le plus recherché par le pêcheur sur les côtes françaises. On constate malheureusement au fil des années sa raréfaction et la diminution de la taille des individus. La taille réglementaire est de 8,7 cm du creux de l’œil à la limite arrière du céphalothorax,soit un homard d’environ 450 g.


Il vit sur les fonds accidentés qui lui procurent nourriture et abri. Son alimentation est variée et chasse la nuit .Il peut atteindre 5Kg maximum.
Il adore les poissons et crustacés vivants quand il parvient à les attraper car ce n’est pas un foudre de guerre ni habile,ni rapide. Il sait s’accommoder de quelques déchets d’animaux morts. Avec ses deux pinces: la  grosse à droite dite broyeuse au marteau,et la petite à gauche dite cisaille,dissuadent en général la plupart des rencontres de s’attaquer à lui. Ses principaux prédateurs naturels sont les poulpes les seiches et le congre. Il ne faut pas négliger le fait que certains homards sont atteints de cannibalisme.
On le pêche sur les côtes vendéennes grâce à un casier spécifique relié à un bout (prononcez boute) d’une quinzaine de mètres diamètre 12/16mm surmonté d’un fanion.


Prévoyez au moins 5m de plus que la hauteur d’eau à marée haute à l’endroit de pêche.Le marnage (variation de hauteur basse mer/haute mer) à St jean de monts est d’environ 4,8m maximum;Plus une marge pour les éventuelles vagues par mauvais temps. J’en connais qui ont cherché plusieurs jours leur casier même au gps(si ,si!) .Ils avaient oublié que le bout était trop court et la bouée(bien que toujours présente) n’était plus visible par gros coefficient …

Le casier est garni de poissons frais ou décongelé (d’où l’intérêt d’un stock tampon).On le dispose à fond à proximité d’une roche. Choisissez bien votre emplacement n’hésitez pas à vous aider du sondeur.

Les casiers doivent être « boettés » à l’aide de poissons frais,congelés,ou salés (tacauds, vieilles, grondins, têtes de poissons…). Il est préférable de le relever presque chaque jour car le poisson est rapidement dévoré par les poux de mer. La boette sera maintenue au niveau de la goulotte à l’aide d’un crochet et d’un élastique,à moins que vous ne préfériez la glisser dans un petit sac grillagé. Vous pourrez ainsi attraper avec vos 2 casiers autorisés des araignées,tourteaux,homards et aussi des seiches à certaines périodes de l’année.

De superbes araignées dans le casier

pas de homard cette fois dans le casier !

Le mouillage de vos casiers s’effectue « moteur débrayé » par le côté,ou en marche « avant lente » par l’arrière.Il vous faut trouver la proximité d’une roche ou d’une épave car le homard est généralement casanier sauf à l’approche de la période de reproduction.

 

Le relevage s’effectue toujours par le coté moteur débrayé. En cas d’accroche,il est parfois nécessaire de s’aider du moteur pour désengager le casier. c’est une  manoeuvre  dangereuse et la plus grande prudence est recommandée. Si vous n’y parvenez pas,revenez un jour de temps calme et tout se fera comme par enchantement!
Il faut aussi tordre le cou à quelques idées reçues comme celle du congre qui vient dans le trou d’un homard pour profiter de sa mue pour le dévorer.Quand on sait qu’un homard adulte mue environ une fois par an, il faut admettre que le congre est particulièrement patient…Il semble plutôt que les deux espèces ayant le même type d’habitat s’y rencontrent forcément un jour ou l’autre.Toutefois,si vous trouvez un congre dans votre casier,il n’ y aura pas de homard!

Homard à l'entrée de son trou
Il est vraisemblable que cette synergie soit aussi valable avec les fameuses (petites ) vieilles (pas celles qu’on trouvent sur les bancs des ports vous regardant partir en pêche…) Il n’est pas rare d’attraper ce type de poisson avec un homard dans les environs.
C’est un animal assez sédentaire selon la période de l’année. Les études montrent que lorsqu’un secteur est habité par de gros individus, les jeunes ont beaucoup de mal à s’y installer. Il sort la nuit de son abri à la recherche de nourriture et il y revient c’est en général une crevasse dans ou entre deux roches parfois bordées de sable ce qui est assez courant ici à Saint-Jean-de-Monts.Lors de migrations de gros déplacements peuvent quand même avoir lieu (jusqu’à 200km en 2 ans). Cela lui permet de recoloniser des endroits où la surpêche l’avait fait régresser.
Les meilleurs moments sont ceux de juin et juillet voire en avril mai quand il y a un coup de chaleur brutale.Les coefficients les plus favorables sont à la fin de grandes marées (à partir de 75) jusqu’à 3 jours après les mortes eaux.Le comportement est alors identique à celui de l’araignée. Il a tendance à agrandir son rayon d’action à cette période de l’année.

Si vous vous trouvez dans un coin avec beaucoup d’araignées,vous n’en prendrez pas ,il restera caché en attendant des jours plus tranquilles.

Après la pêche,retrouvez notre recette de homard à la parisienne  dans notre rubrique sur les recettes de cuisine .

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